Lors du Festival du film social, le 6 octobre, les étudiants de l’Institut de recherche et formation à l’action sociale de l’Essonne (Irfase) ont confronté leurs regards sur trois films mettant en scène des professionnels et des enfants orphelins ou placés. Une manière d’aborder, à travers le cinéma, les fondamentaux du travail social et les dilemmes auxquels les intervenants sociaux sont confrontés.
Sur le grand écran, une adolescente en gros plan, sur fond de campagne congolaise, raconte comment elle a découvert le corps de sa mère morte, découpé en plusieurs morceaux. « J’ai vu sa tête puis son bras. On m’a demandé de ramasser ses membres », détaille-t-elle d’une voix blanche.
Dans la salle, les gorges se serrent, on entend des soupirs et la tension est palpable. Le documentaire « Nyota, les enfants lumière », montre comment des orphelins tentent de se reconstruire dans leur pays en guerre, le Congo. La puissance du film tient dans la tension entre l’horreur qu’il évoque – sans jamais rien montrer – et la force de vie qui anime les enfants. Le tout forme une œuvre solaire et saisissante d’humanité.
118 étudiants
Ce documentaire d’Idriss Gabel et Vanessa Kabwela est l’un des 19 films du Festival du film social qui se tient jusqu’au 8 octobre dans toute la France.
Ce 6 octobre, plusieurs promotions d’étudiants de l’Institut de recherche et formation à l’action sociale de l’Essonne (Irfase) – 118 apprenants au total – assistent à sa projection dans l’une des grandes salles du cinéma « Les Cinoches » de Ris-Orangis (91).
Quelques agents du conseil départemental de l'Essonne, partenaire du festival, ont également fait le déplacement.
Débats
À l’issue de la projection, les formatrices de l’Irfase – Aurélie Fernandes, chargée de développement et Amandine Brisset, coordinatrice de la filière éducatrices de jeunes enfants (EJE) – invitent les étudiants à s’exprimer et commenter les films.

