Alors que la Haute Autorité de santé (HAS) travaille à une deuxième version du référentiel d'évaluation des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) pour 2028, le réseau Uniopss apporte sa contribution.
Celle-ci s'ouvre par une analyse du dispositif actuel et de ses « limites », telles que l'« incompréhension de la réalité du travail social » ou une « uniformisation excessive ». Le réseau pointe ainsi des critères « en décalage avec l'activité de certaines structures ». Par exemple, ceux relatifs à la continuité des soins s’appliquent aux structures sociales dont l’activité principale est l’accompagnement.
Il suggère donc d'adapter plus finement le référentiel aux réalités des secteurs et des publics (permettre de déclarer certains critères comme non applicables avec plus de souplesse, ajuster les critères santé pour les secteurs non médico-sociaux, etc.).
L'Uniopss déplore également que le référentiel « mesure davantage le "faire" (existence de procédures, conformité des écrits) que le "comment faire" (pertinence de la posture, satisfaction des personnes, qualité du lien) ». Selon le réseau, « il ne reflète pas assez la qualité liée à la relation, l’écoute et la participation de la personne ». Le référentiel doit donc évoluer sur ce point également, et intégrer des critères « mesurant la qualité relationnelle ».
D'autres propositions concernent les évaluateurs, pour qu'ils bénéficient d'une « formation renforcée à la connaissance des secteurs, des structures et des publics » et qu'ils prennent davantage en compte « des preuves non standardisées ».
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