Comme prévu, des salariés du secteur social et médico-social se sont fait entendre, le 19 juin, en marge du congrès de l'Unapei, à Caen, et des Assises nationales de la protection de l'enfance, à Paris.
À Caen, à l'appel de la CGT et de Sud, environ 230 salariés (selon les syndicats) ont accueilli les congressistes avant de défiler dans la ville jusqu'au conseil départemental où ils ont été reçus. En parallèle, la direction de l'Unapei s'est entretenue avec les représentants de la CGT. « Nous avons eu un bon niveau d'écoute et avons pu exposer nos revendications », se satisfait Fabrice Richard, secrétaire de la CGT Adapei 35.
Parmi les sujets abordés, la dégradation des conditions de travail, le blocage des négociations dans la branche associative sanitaire, sociale et médico-sociale (Bass) ou « le management agressif de certaines directions ». Selon lui, une nouvelle mobilisation des syndicats nationaux pourrait s'organiser en septembre.
À Paris, une cinquantaine de manifestants se sont mobilisés devant le Grand Rex. « Nous ne devons plus avoir peur de nous confronter à nos directions qui nous demandent des choses impossibles qu'on ne veut plus faire, c'est-à-dire accompagner parfois jusqu'à 40 enfants pour un référent ASE », lance Florence Pik, éducatrice spécialisée et syndiquée CGT.
Elle dénonce aussi « des foyers de l'enfance tenus que par des personnels intérimaires parce qu'il n'y a plus personne qui veut bosser dans ces services. Ce n'est pas comme ça que la protection de l'enfance sera garantie. »
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