Dans une déclaration prononcée lors de la commission mixte paritaire du 27 avril dans la convention collective nationale du 15 mars 1966 (CCN 66), la CGT, FO et Sud, s'insurgent contre « les conditions dans lesquelles les salariés poursuivent l'activité dans les établissements et services relevant de la CCNT 66/79 ». Les syndicats dénoncent « des conditions sanitaires inacceptables par manque de moyens de protection et sans aucun test de dépistage » et la « désorganisation qui l'emporte » sur le terrain, « les salariés recevant chaque jour des informations contradictoires ».
Enfin, ils tirent à boulets rouges sur les ordonnances issues de la loi d'urgence sanitaire qui « mettent en danger la santé et la sécurité des salariés ».
Jugeant que cette crise « met cruellement en lumière la politique de casse » du secteur social et médico-social « orchestrée par les gouvernements successifs depuis plus de trente ans », les trois syndicats réclament l'ouverture « sans délai de négociations afin de mettre en œuvre des mesures conventionnelles nationales » pour « garantir la sécurité et la santé » des salariés.
Enfin, au-delà de l'extension de la prime promise pour les soignants à l'ensemble du champ, la reconnaissance de l'engagement des salariés pendant la crise doit se traduire, selon elles, « par une revalorisation générale des salaires ».
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