Le financement des services d'aide et d'accompagnement à domicile aux familles (Saad familles) devrait être revalorisé à hauteur de 1,95 %. Les fédérations nationales (Adédom, ADMR, FNAAFP-CSF et UNA) expriment leur « profonde inquiétude » face à cette mesure décidée par le conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf).
Cette augmentation est « largement insuffisante », estiment-elles, et « ne permet pas de couvrir le coût de revient de ces services, surtout après deux années consécutives de gel ».
En outre, « depuis le 1er juin, ces structures doivent absorber simultanément la hausse du Smic et le surcoût lié à l’entrée en vigueur des avenants 75 et 76 de la convention collective nationale de la branche de l’aide à domicile ».
Cette mesure risque de creuser « l'écart grandissant », constaté depuis plusieurs années, « entre les financements accordés et les coûts réels des interventions », soulignent les fédérations. Déjà, « plusieurs services accumulent les déficits », certains envisageant « d'arrêter une partie des interventions pour préserver l'équilibre économique de leurs autres activités ». Pire, « d’autres se disent au bord de la cessation d’activité ».
Les fédérations appellent donc la Cnaf à revenir « sans délai » sur sa décision, pour revoir à la hausse le taux d'augmentation des financements alloués aux Saad familles.
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