La revalorisation du Smic au 1er juin place de nombreux minima conventionnels sous le seuil légal, obligeant les branches à renégocier les salaires immergés sous le Smic. Concrètement, davantage de professionnels se retrouvent rémunérés au Smic, une situation qui ravive les inquiétudes sur l'attractivité des métiers.
Au 1er juin 2026, le Smic a été revalorisé de 2,41 %, en raison de la forte inflation liée à la crise au Moyen-Orient. Le Smic net mensuel atteint désormais 1 477,93 €, contre 1 443,11 € auparavant (+ 34,82 €).
Mais derrière ce coup de pouce salarial se cache un effet pernicieux. Dans de nombreuses branches professionnelles, certains niveaux de rémunération se retrouvent sous le niveau du Smic, contraignant les partenaires sociaux à rouvrir des négociations salariales.
Une évolution qui relance les craintes autour du tassement des salaires et du manque d'attractivité de métiers déjà confrontés à de fortes difficultés de recrutement.
À la CFDT santé sociaux, le secrétaire national Loïc Le Noc alerte sur le « phénomène de smicardisation générale sur tout le secteur de la santé, du social et du médico-social ».
126 branches non conformes
La revalorisation du Smic du 1er juin porte à 126 le nombre de branches dont les salaires minima sont inférieurs au Smic, contre 30 auparavant, indique le ministère du Travail et des Solidarités.
Les branches du secteur ne sont pas épargnées. Un bilan des niveaux de rémunération minimum basculant sous le seuil du Smic est détaillé par FO.
Sont ainsi immergés sous le Smic, depuis le 1er juin :

