« Les Esat ne peuvent pas être la variable d'ajustement des politiques budgétaires nationales ». Un mois après la publication de l'instruction budgétaire du 16 juin relative à la campagne budgétaire des établissements et services médico-sociaux (ESMS) pour 2026, l'Association nationale des équipes de direction en Esat (Andicat) alerte sur les contraintes financières qui pèsent sur leurs structures.
Alors que le secteur est soumis à une mesure « d'efficience » de 27 millions d'euros en 2026 (54 M€ avec le secteur du grand âge), Andicat rappelle que les Esat « doivent faire face à une accumulation de charges nouvelles sur lesquelles ils n’ont aucune maîtrise ». Il s'agit notamment de la prise en charge d’une partie de la complémentaire santé pour les travailleurs ou encore de la hausse des coûts de l’énergie, des assurances, des transports, etc.
À cela s’ajoutent « les conséquences des revalorisations du Smic, l’évolution des cotisations patronales et l’assujettissement du secteur privé non lucratif à la taxe d’apprentissage ».
Selon les estimations de l'association, « pour un Esat de 100 places, cette mesure d'efficience se traduit par une baisse de 2 500 € de sa dotation ».
Dans ce contexte, Andicat demande la suppression de la mesure d’efficience appliquée aux ESMS, « une compensation des charges nouvelles issues des décisions nationales » et « une revalorisation des dotations tenant compte de l'inflation réelle et de l'évolution des coûts supportés par les établissements ».
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