Le gouvernement prépare un décret « augmentant (...) le reste à charge des personnes âgées aidées à domicile », annonce la Fédération française des services à la personne et de proximité (Fédésap) dans un communiqué du 6 octobre. Une mesure qui permettrait « de faire 250 millions d’euros d’économies sur l’APA [allocation personnalisée d'autonomie] ».
« L’effort portera en priorité sur les premières heures d’aide, celles qui financent la prévention », explique-t-elle. « Près de 12 millions d’heures d’aide pourraient disparaître chaque année, soit l’équivalent d’environ 7 000 emplois d’aide à domicile à temps plein ». La Fédésap demande donc le retrait du projet de décret, ou à défaut une évaluation publique de ses effets sur les heures d'aide réellement consommées.
Ce coup de rabot « tombe au moment où les services autonomie à domicile apprennent que le tarif national socle APA et PCH n’augmentera que de 0,8 % en 2027, soit trois fois moins que la hausse du Smic [+ 2,41 % au 1er juin 2026] », poursuit-elle. Il passera ainsi de 25 € à 25,20 €. Il « reste donc à plus de 7 € sous le coût de revient d’une heure d’aide, que la Cour des comptes évalue à plus de 32 € ».
Par ailleurs, à l'approche de la Conférence nationale de l'autonomie (qui doit se tenir mi-octobre), la fédération souligne qu'elle sera « extrêmement vigilante » sur les mesures de simplification qui devraient y être annoncées. Et rappelle ses propositions pour un « financement de l’autonomie lisible et simplifié ».
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