Depuis le début de la guerre au Proche-Orient, le prix du carburant s'est envolé, dépassant largement la barre des deux euros. La Fédération des entreprises de services à la personne (Fesp) tire la sonnette d'alarme en parlant d'un « risque immédiat de rupture de soin ».
En effet, estime l'organisation affiliée au Medef, « de nombreuses structures ne peuvent plus absorber durablement le coût des déplacements, pourtant indispensables pour accompagner les publics les plus fragiles. » La Fesp estime qu'en l'absence de réaction des pouvoirs publics, « certains services d’aide à domicile seront contraints de réduire leurs activités, au détriment des publics les plus fragiles. » En conséquence, l'organisation patronale demande la mise en place d'une prime spécifique pour les aides à domicile.
Sur le terrain, la situation devient de plus en plus tendue. « On travaille à perte », s'exclame la déléguée syndicale CGT de l'Ased dans le Cantal. Le syndicat demande que l'indemnité kilométrique passe de 38 centimes à au moins 50 centimes.
En Haute-Corse, la CGT des personnels ADMR et aides à domicile demande « une revalorisation des indemnités kilométriques et la mise en place d'une prime carburant ».
Et les premiers mouvements sociaux sur cette question sont en train de naître. À Blois (Loir-et-Cher), le 24 mars, des auxiliaires de vie de l'ADMR ont conduit, à l'initiative de la CGT, une grève pour réclamer une augmentation de l'indemnité carburant.
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