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Article01 septembre 2021
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Vaccination, avenant 43 : la rentrée très chargée de l'aide à domicile

Entre l'obligation vaccinale et la mise en œuvre de l'avenant 43 sur les salaires, les dossiers ne manquent pas dans l'aide à domicile. Les gestionnaires nourrissent l'espoir d'une vraie amélioration et des inquiétudes sur le recrutement notamment. Les situations sont extrêmement diversifiées d'une structure à l'autre et d'un département à l'autre. Tour d'horizon.

On parle souvent de la « douceur angevine ». Dans le champ de l'aide à domicile, cela semble se vérifier. En mars dernier, le conseil départemental du Maine-et-Loire anticipait l'agrément et l'extension de l'avenant 43 dans la branche associative de l'aide à domicile (BAD), en augmentant de 10 % la dotation versée aux services d'aide et d'accompagnement à domicile (Saad).

Augmentation dès avril

Six mois plus tard, Antoine Masson, le directeur d'Anjou accompagnement (350 salariés), membre de la fédération UNA, se dit serein. « À partir d'avril, raconte-t-il, nous avons pu verser à chaque salarié environ la moitié de l'augmentation prévue dans l'avenant 43. » Et d'ajouter : « Nous sommes tranquilles, assurés de l'augmentation de nos financements. » Il estime que la revalorisation des salaires dans le secteur de l'aide à domicile, après la seconde phase d'augmentation en octobre, va permettre d'être peu ou prou au même niveau salarial que les Ehpad et devrait mettre fin à la fuite des auxiliaires de vie vers les établissements.

Deux enjeux majeurs

Antoine Masson est une exception dans le secteur. Ses homologues, ailleurs en France, tirent souvent la langue. En cette rentrée, ils sont confrontés à deux enjeux majeurs. Seront-ils en mesure de conserver l'ensemble de leur personnel en raison de la mise en place de l'obligation vaccinale le 15 septembre ? Vont-ils appliquer l'avenant 43 dans de bonnes conditions et sans conséquence financière pour les structures ?

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