Le 18 mars, au terme de deux années de travaux, le projet européen « My coming of age story » (projet CO.A.ST), visant à soutenir les professionnels accompagnant les mineurs non accompagnés (MNA) dans leur transition vers l'âge adulte, a donné lieu à la publication d'un guide.
Co-financé par la Commission européenne, via le Fonds asile, migration et intégration, le programme a réuni l'Italie, la Grèce, la France, la Pologne, la Slovénie et la Slovaquie, et quatre organisations dont l'Alliance des Avocats pour les Droits de l’Homme (AADH).
Objectif ? « Com parer les systèmes de représentation légale dans différents pays » et « comprendre quels sont les aspects dont chaque pays peut s’inspirer pour améliorer son système national ».
Le guide vise à « fournir des repères, des conseils pratiques et des outils » sur plusieurs thématiques (logement, santé, éducation, insertion professionnelle…). Parmi les recommandations, l'une d'entre elles insiste sur la nécessité de « faciliter une collaboration efficace entre les représentants légaux et tous les services compétents (justice, services sociaux, santé mentale et éducation, etc.) » et de développer des « réseaux de soutien interdisciplinaires permettant aux représentants légaux de collaborer plus étroitement avec d’autres professionnels » (éducateurs, psychologues, travailleurs sociaux).
Présente lors de la conférence, l'association Cause Majeur a rappelé « un écart persistant entre le cadre fixé par la loi "Taquet" et sa mise en œuvre réelle dans les territoires », ainsi que « des difficultés d’accès aux droits pour de nombreux jeunes majeurs ».
Elle a aussi évoqué des parcours plus contraints pour les anciens MNA, confrontés à « des accompagnements plus courts, plus conditionnés et souvent plus exigeants ». Elle a notamment insisté sur le fait que depuis la loi du 26 janvier 2024, la situation des jeunes faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) s'est fragilisée.
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