La mobilisation des associations pour repousser cette échéance n'aura pas suffi : depuis le 1er octobre 2026, les travailleurs d'établissements et services d'accompagnement par le travail (Esat) doivent déclarer leurs ressources tous les trois mois pour le calcul de leur allocation aux adultes handicapées (AAH).
Acté par un décret du 25 juin 2026, ce nouveau mode de calcul comporte des « risques importants (...) pour la sécurité financière des travailleurs », déplore l'Unapei.
Selon elle, « les démarches déclaratives seront bien plus régulières et nombreuses qu'auparavant », en particulier pour les travailleurs qui cumulent AAH et prime d'activité. Ces derniers devront réaliser « chaque année, huit déclarations trimestrielles auprès de leur CAF ou MSA, avec des bases ressources et des temporalités spécifiques à chacune de ces aides ».
« Toute déclaration hors délai pourrait entraîner une baisse significative de l'AAH, voire une rupture de droit », alerte-t-elle.
Pour dénoncer ces risques, un collectif interassociatif a adressé un courrier à la ministre déléguée à l'Autonomie et aux Personnes handicapées, resté sans réponse.
Les associations ont toutefois pu rencontrer la direction générale de la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf) afin de la sensibiliser à « l'importance de faire preuve de souplesse (...) en cas de retard » dans les déclarations.
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