La sénatrice Annie Le Houerou (groupe socialiste écologiste et républicain) a déposé en avril 2025 une proposition de loi (PPL) visant à « revaloriser les métiers du travail social ». Le texte a d'abord été rejeté en commission des affaires sociales en décembre 2025, puis adopté en séance publique le 7 janvier 2026. Mais seuls deux articles sur cinq ont été maintenus.
L'article 1er (qui a été rejeté) prévoyait initialement « une revalorisation salariale pour l'ensemble des travailleurs sociaux », tel que l'a rappelé la sénatrice, qui a proposé un compromis lors des débats : recentrer la mesure sur les seuls métiers du médico-social et de l'aide à domicile. La ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, a balayé cette proposition, indiquant qu'« une telle différence de traitement entre les salariés serait inédite. »
Les articles 2 et 3 ont aussi été rejetés, l'un proposait l'indexation des rémunérations sur l'inflation, et l'autre instaurait un ratio minimal d'encadrement par personne accueillie. Dans un communiqué, le groupe socialiste écologiste et républicain espère que « l'Assemblée nationale s'affranchira de la frilosité budgétaire de la droite sénatoriale et qu'elle rétablira l'ensemble de ces mesures essentielles pour assurer l'attractivité de ce secteur. »
Parmi les deux articles restants, l'article 4 ouvre l'accès des élèves en formations sanitaires et sociales aux bourses sur critères sociaux, ainsi qu'à l'offre de restauration et de logement des Crous. Actuellement gérées par les régions, les aides octroyées aux étudiants de ces formations sont « bien moins généreuses » que celles du Crous, souligne le rapport de la commission des affaires sociales du Sénat.
Le texte doit maintenant être examiné à l'Assemblée nationale, où son adoption reste incertaine.
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