Face aux critiques de l’association "Tout cérébrolésé assistance" (TCA) contre le département de la Gironde, Stéphane Corbin, directeur général des services, défend l’engagement de sa collectivité en faveur de l’habitat inclusif. Il plaide pour un nouveau modèle de financement de ces habitats pour l’accompagnement des personnes lourdement handicapées.
Le 5 mai, l’association Tout cérébrolésé assistance (TCA), qui porte une trentaine d'habitats inclusifs, a manifesté devant la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) à Bordeaux. En cause : plusieurs décisions du conseil départemental de la Gironde susceptibles de fragiliser son modèle économique et, à terme, l'accompagnement des personnes ayant besoin d’un accompagnement 24 heures sur 24.
Face aux accusations de l'association, qui dénonce une volonté « d'anéantir l'habitat inclusif » pour des raisons budgétaires, Stéphane Corbin, directeur général des services du département de la Gironde (et ancien directeur adjoint de la CNSA), défend les choix de la collectivité. Il appelle surtout à faire évoluer le modèle de financement de l'habitat inclusif pour les personnes lourdement handicapées.
Pour l’association TCA, deux décisions récentes du conseil départemental témoignent de la volonté du département d’« anéantir l’habitat inclusif » pour des raisons d’économies. Est-ce le cas ?

