Au lendemain du vote du budget du conseil départemental de la Gironde pour 2026, "Tout cérébrolésé assistance" (TCA) dénonce les coups de rabot dont les personnes handicapées vont faire les frais. L’association porteuse d'habitats inclusifs se mobilise contre des décisions qui vont à l’encontre de l’inclusion.
En Gironde, des personnes handicapées vont-elles être les victimes du plan de redressement du département ? Oui, à en croire le service d’accompagnement Tout cérébrolésé assistance (TCA) qui porte une trentaine d’habitats inclusifs sur ce territoire.
Deux décisions récentes du conseil départemental pourraient en effet fragiliser ces dispositifs, voire placer l’association en cessation de paiements « dès cet été », alertent sa présidente, Catherine Sarrade, et son fondateur, Rodolphe Peter.
Réévaluation des besoins
La première décision est intervenue le 20 mars 2026 lorsqu’une soixantaine de personnes handicapées, accompagnées par l’association, ont reçu un courrier du pôle « solidarité autonomie » du conseil départemental les informant d’une réévaluation prochaine de leurs besoins.
Dans ce courrier, que Le Media social a pu consulter, le département rappelle que la commission des droits et de l’autonomie de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) leur a attribué la prestation de compensation du handicap (PCH) « aide humaine » pour la période allant du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2031.
Constatant qu’elles vivent en colocation « avec d’autres bénéficiaires de la PCH », il souhaite « prendre en charge la réalité des besoins d’aide humaine et d’accompagnement des résidents dans leur quotidien » en procédant à « une réévaluation globale des plans de compensation du handicap »

