L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) analyse dans un rapport les médiocres résultats des actions menées en matière de prévention des risques professionnels dans le champ de l’autonomie. La mission formule une série de préconisations constituant une nouvelle stratégie chiffrée à 300 millions d’euros par an entre 2026 et 2030.
Le troisième volet des travaux de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur l’attractivité des métiers du champ social, rendus publics le 6 février, porte sur l’amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) dans les établissements et services du grand âge et du handicap.
Lire notre article sur les deux autres rapports de l'Igas « Attractivité des métiers du social et médico-social : l'Igas propose une stratégie nationale ».
Sinistralité élevée
Dans son rapport qui date de juillet 2025, la mission revient sur la sinistralité élevée de ce secteur. Ainsi, en 2023, « la fréquence des accidents du travail reste plus de 2,5 fois supérieure à la moyenne nationale et 1,7 fois supérieure à celle du BTP [Bâtiment et travaux publics], avec 70 accidents pour 1 000 salariés », soulignent les autrices (Nadiège Baille, Sarah Bartoli et Lucile Olier).
Cette sinistralité a un coût estimé en 2023 à « 20 000 équivalents temps pleins (ETP) perdus au titre de l’absentéisme ATMP, soit près de 0,9 Md€ [milliard d'euros] ». « Elle se traduit par des départs prématurés pour inaptitude et contribue au turn-over du personnel, qui pèse sur l’organisation interne et le budget des établissements », à travers le recours à l’intérim.

