La Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030 accorde une place centrale au dépistage comme levier majeur de prévention du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles (IST). Dans ce cadre, les tests rapides d'orientation diagnostique (Trod) du VIH, de l'hépatite C, de l'hépatite B et de la syphilis, ainsi que les autotests VIH, s'inscrivent dans une démarche de « dépistage communautaire » en direction de publics spécifiques (populations vivant dans des territoires isolés, éloignées du système de soins…).
Ces actions de dépistage communautaire peuvent être financées par les agences régionales de santé (ARS), selon des modalités précisées par une instruction du 28 août du ministère de la Santé.
Les ARS doivent ainsi habiliter les associations qui réalisent ces dépistages et sélectionner celles qui seront financées par le fonds d'intervention régional (FIR). Ce choix s'effectue « au regard des critères épidémiologiques du territoire et des populations-cibles éloignées du soin. »
L'instruction fixe un forfait de 45 € par Trod et de 18 € par autotest VIH. Une part modulable peut s'y ajouter pour soutenir de nouveaux projets ou prendre en charge certains surcoûts, notamment pour les actions « hors les murs ».
Au-delà du dépistage, le ministère demande de valoriser le « temps d’entretien et d’accompagnement associé au dépistage, la démarche de prévention et d’éducation à la santé sexuelle et affective ainsi que la capacité à orienter et à ramener les personnes vers une réponse adaptée ».
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