Repérage des troubles psychiques, accès aux soins, coordination des acteurs, formation renforcée des travailleurs sociaux… Dans un rapport, la fondation Droit d’enfance met en lumière les défaillances de prise en charge des troubles psychiques des jeunes confiés à l'ASE et avance neuf recommandations.
Un an après avoir alerté sur la dégradation de la santé mentale des jeunes confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE), la fondation Droit d'enfance publie un rapport intitulé « Santé mentale en protection de l’enfance : agir face à l’urgence. »
Le document s'appuie sur une enquête menée auprès de 228 professionnels accompagnant plus de 18 000 enfants dans différents dispositifs de protection de l’enfance.
Ses résultats confirment une « surreprésentation d’enfants présentant des troubles psychiques ou un handicap au sein des dispositifs de protection de l’enfance » et « les failles persistantes dans l’accès au diagnostic et au soin. » Pour y remédier, la fondation formule des recommandations.
20 % d'enfants porteurs de handicap
Selon les données recueillies, 20 % des enfants accueillis en protection de l'enfance seraient porteurs d’un handicap. Par ailleurs, 22 % des autres enfants suivraient un traitement ou présenteraient des troubles psychiques avérés.

