Voici une dizaine d'années, la France a connu un afflux de migrants qui a surtout concerné la région francilienne. En 2020, l'Île-de-France enregistrait ainsi 46 % des demandes d'asile alors même qu'elle ne compte que 19 % des possibilités d'hébergement dans le cadre du dispositif national d'accueil (DNA).
En 2021, en application de la loi de 2018 « pour une immigration maîtrisée », le dispositif d'orientation régionale s'est mis en place. Sur la base du schéma national d'accueil des demandeurs d'asile et des réfugiés, toutes les régions (sauf les Hauts-de-France) étaient appelées à accueillir des demandeurs d'asile via des centres d’accueil et d’examen des situations (CAES).
La Cour des comptes s'est penchée sur ce dispositif qui a pris en charge 18 000 personnes en 2024. Celui-ci a permis un rééquilibrage global entre régions, mais il reste encore des marges de progrès. Et surtout, les magistrats financiers estiment que les Hauts-de-France très concernés par les migrations devraient bénéficier de la répartition actuellement appliquée à la seule Île-de-France.
Pour faire face aux nombreux campements en région parisienne, l'État a également mis en place à partir de 2023 des sas régionaux via des centres d'hébergement temporaire. Même si la Cour des comptes manque un peu de recul, elle considère que ces sas, qui ont déjà accueilli 8 000 personnes, vont dans le sens de la solidarité nationale.
Cependant, la Cour demande « un suivi administratif de la situation en termes d’hébergement des personnes ayant été accueillies en sas, afin de mesurer le phénomène de retour à la rue, notamment en Île-de-France ».
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