Le 7 janvier, lors d’un débat relatif aux suites données au rapport "Santiago" sur la crise de la protection de l’enfance, la ministre Stéphanie Rist a présenté les actions engagées par le gouvernement. Sans dévoiler son projet de loi à venir, elle a esquissé quelques mesures phares de "la refondation" qu’elle ambitionne pour le secteur.
« Nous ne détournerons plus le regard et l’État agira là où il faut agir aux côtés des départements ». Le 7 janvier, lors d’un débat à l'Assemblée nationale sur les suites données au rapport « Santiago », la ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, a présenté les principaux axes de la refondation de la protection de l'enfance initiée par l'ancienne ministre Catherine Vautrin.
Quatre priorités
Face à une poignée de députés, Stéphanie Rist a ainsi indiqué que, depuis la remise du rapport de la commission d'enquête, le gouvernement s’était engagé « dans une dynamique d’actions claires et structurées » autour de quatre priorités.
Il s’agit de « réaffirmer le rôle stratégique de l’État dans ses compétences auprès des enfants de l’ASE [aide sociale à l’enfance] », de « sécuriser affectivement et matériellement ces enfants et jeunes majeurs », d’« agir sur la prévention » et de « lutter contre toute forme de maltraitance, d’exploitation ou de violences envers ces enfants ».
Pour cela, le projet de loi qu’elle portera avec le garde des Sceaux devrait être présenté « très prochainement ». Ce texte porte plusieurs objectifs comme celui de « replacer le parcours de vie de l’enfant au cœur de notre système », de « limiter les placements », de « développer les solutions à caractère familial » et « de faire primer la sécurité des enfants avant le reste ».

