Un rapport sur « l'intelligence artificielle (IA) au service de la Justice » a été remis le 23 juin au garde des Sceaux par Haffide Boulakras, directeur adjoint de l'École nationale de la magistrature (ENM). Gérald Darmanin l'avait commandé en février dernier dans l'objectif de proposer un plan d'action permettant « l'intégration maîtrisée et concrète de ces technologies dans la Justice française ».
Les auteurs du rapport ont identifié plusieurs usages de l'IA qui pourraient faciliter le travail des professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).
Par exemple, la mise en place d'un « agent conversationnel juridique » basé sur l'IA pourrait faciliter « l’accessibilité et l’intelligibilité de la norme ». En effet, alors que ces professionnels « doivent maîtriser un nombre croissant de normes juridiques », l’accès à ces informations « est souvent difficile, ce qui complique leur application et consomme du temps agent ». En outre, cet outil « sécuriserait la prise en charge des mineurs et ferait gagner du temps aux professionnels », avancent les auteurs.
Cette mesure fait partie des priorités de la mission et pourra être développée au cours des trois prochaines années.
Autre usage possible de l'IA : comme outil de retranscription automatique des échanges. Pour les jeunes suivis par la PJJ, cela pourrait notamment enrichir les dossiers des comptes-rendus d’entretiens et d’audiences, « offrant ainsi aux référents (éducateurs, psychologues, assistants de service social, cadres) une vision plus complète pour accompagner au mieux chaque situation ».
À lire également :