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Article06 juillet 2026
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"Puisque les personnes utilisent l’IA et les professionnels aussi, il faut l’affronter"

Lors d'un webinaire organisé par l'Observatoire social de la Ville de Paris, Yann Ferguson, directeur scientifique du LaborIA, a précisé les usages possibles de l'intelligence artificielle pour les travailleurs sociaux et a insisté sur la nécessité de l'encadrer.

« Les usages de l’intelligence artificielle devancent aujourd’hui son pilotage. » Le constat, posé par Yann Ferguson, sociologue et directeur scientifique du LaborIA*, résume l’enjeu de la recherche présentée lors d’un webinaire de l’Observatoire social de la direction des solidarités de la Ville de Paris, organisé le 3 juillet.

Depuis l’arrivée de ChatGPT dans les usages quotidiens fin 2022, l’intelligence artificielle (IA) générative n’est plus un sujet réservé aux experts. Elle est déjà utilisée par des travailleurs sociaux parfois sans cadre, sans formation, voire depuis des comptes personnels.

La Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) a donc confié au LaborIA une recherche autour de plusieurs questions. Parmi elles : l’IA peut-elle être un outil pertinent dans le secteur social ? Pour quelles dimensions de l’activité ? Et à quelles conditions peut-elle respecter l’éthique, les valeurs du travail social, la confidentialité et le secret professionnel ?

Valeurs du travail social

Pour y répondre, le LaborIA a travaillé pendant 18 mois en réunissant une vingtaine de travailleurs sociaux. Ces derniers ont été formés à l’IA et ont auditionné des experts du droit, de l’éthique, de la gestion des émotions ou encore de l’empathie, avant de contribuer à la rédaction d’un manifeste, en cours de publication. L’objectif ? Déterminer « dans quelles conditions l’IA peut être utilisée dans leur métier », explique Yann Ferguson.