Présentés lors des Assises nationales de la protection de l’enfance par l’ONPE, les premiers résultats de l'étude Cosep éclairent les circonstances du placement des enfants de moins de trois ans et révèlent un cumul de vulnérabilités familiales et sociales.
Les placements des très jeunes enfants sont en hausse. Pour mieux comprendre cette évolution, l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE) s'est penché sur les circonstances du premier placement des moins de trois ans.
Les premiers résultats de l’étude Cosep (pour « conditions de séparation des enfants protégés ») ont été présentés par Grégory Dubois, directeur de l’ONPE, et Gaëlle Guibert, démographe, les 25 et 26 juin à Strasbourg, à l'occasion des Assises nationales de la protection de l'enfance. Une publication intégrale est prévue à l’automne prochain.
L'enquête, menée avec le concours de 14 départements, porte sur 420 enfants de moins de 3 ans ayant connu un premier placement avant le 31 décembre 2023.
« Nous nous sommes intéressés à cette tranche d’âge car il y a une augmentation du nombre de placements des tout-petits. Cette augmentation s’explique par différents facteurs, notamment un meilleur repérage, et elle préoccupe les départements », explique Grégory Dubois.
Chiffres à l’appui, le directeur de l’ONPE a rappelé qu’au niveau national, d’après les données de la Drees, 11 800 enfants de moins de trois ans étaient confiés à l’aide sociale à l'enfance (ASE) au 31 décembre 2024.
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