La Caisse des dépôts a récemment annoncé un vaste plan en faveur de la protection de l’enfance doté de 550 millions d’euros. Il doit permettre la rénovation des structures mais aussi l'amélioration de la formation des professionnels et la création d'outils numériques au service des enfants placés. Explications de Gisèle Rossat-Mignod, directrice du réseau de la Banque des territoires.
Le plan de la Caisse des dépôts en faveur de la protection de l'enfance prévoit quatre axes : le développement et l’adaptation de l’offre d’accueil et d’accompagnement des jeunes protégés par l’aide sociale à l’enfance (ASE) ; la lutte contre la pénurie de professionnels ; la mise en place de services numériques pour le suivi des parcours et le renforcement de l’accès aux droits et à l’autonomie des jeunes.
Ce plan, doté de 550 millions d’euros (M€), est porté par la Banque des territoires, une direction de la Caisse des dépôts qui finance et investit dans des projets au niveau local.
Dans cet entretien, Gisèle Rossat-Mignod, directrice du réseau de la Banque des territoires, revient sur ce qui a motivé cet investissement et détaille la manière dont les acteurs de la protection de l'enfance doivent s'y prendre pour bénéficier de ces financements.
Pourquoi la Caisse des dépôts a-t-elle décidé d’agir pour la protection de l’enfance ?
Gisèle Rossat-MignodIl y a plusieurs raisons. D’abord parce que la Caisse des dépôts intervient dans le champ de la cohésion sociale et territoriale. Historiquement, nous menons des projets en faveur du logement social mais aussi du logement spécifique en particulier pour les personnes âgées. Or, nous ne pouvons pas ne pas regarder ce qui se passe à l’autre bout de la vie, l’enfance.

