Issu de la loi 2002-2, le projet personnalisé d'accompagnement (PPA) ambitionne de répondre à la question concernant une personne accompagnée ou hébergée : « Quel est votre projet et comment allons-nous mettre en œuvre les moyens de le faire vivre ? » Dans un guide, la Haute autorité de santé (HAS) donne des clés aux professionnels pour mieux répondre aux exigences du PPA.
En près de 25 ans, l'informatique, notamment la création du dossier usager informatisé (DUI), a changé la donne. De plus, la HAS note que le PPA doit être envisagé comme « un processus dynamique et évolutif ». En clair, faire de la participation des principaux intéressés (avec leur famille) à la construction de ce PPA une réalité.
Comment concilier la démarche participative préconisée et les contraintes du DUI ? La HAS recommande de « structurer les informations du PPA dans le DUI selon la trame nationale ».
Surtout, le guide insiste sur la sécurisation des informations. « Dans le cas d’un partage ou d’un échange avec un tiers, le PPA n’est pas partagé ou échangé dans sa globalité », précise la HAS. Et surtout, le partage est conditionné à plusieurs impératifs : répondre à une nécessité en matière de coordination du parcours, informer l'intéressé et recueillir son consentement, etc.
Et la HAS prévient : « L’utilisation des outils numériques ne prive pas du maintien des temps d’échange, de communication orale et de partage entre professionnels ».
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