À l'occasion de la journée internationale des personnes âges, le 1er octobre, les Petits frères des pauvres ont dévoilé leur nouveau rapport sur l'isolement des personnes de plus de 60 ans au regard des questions de mobilité.
L'enseignement majeur de cette étude, c'est le chiffre d'un million de personnes âgées assignées à domicile. Très concrètement, cela veut dire qu'elles ne marchent pas plus de 15 minutes par jour, ne conduisent ni n'utilisent les transports en commun. La situation est encore plus grave pour une personne âgée sur dix en difficulté pour se déplacer dans son logement.
En vieillissant, les problèmes de déplacement s'aggravent. « L’arrêt de la conduite est souvent vécu comme une rupture importante, marquant la perte d’une capacité à décider librement de ses déplacements », analyse l'étude. Les transports en commun n'apparaissent pas comme une vraie alternative pour deux raisons : deux personnes âgées sur trois n'ont pas l'habitude de prendre les transports en commun et l'offre n'est pas toujours adaptée à leurs besoins.
La précarité est un facteur aggravant des difficultés de déplacement. Ainsi, 32 % des personnes âgées vivant avec moins de 1 000 euros par mois ont déjà renoncé à voir des proches, contre 13 % en moyenne.
Cette absence de mobilité a également des conséquences graves en matière de santé : 1,5 million de personnes ont déjà renoncé à des soins, faute de moyens de locomotion.
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