Alors que la canicule continue de sévir en France, un rapport essaie d'imaginer les scénarios à partir de 2030. Il établit que les leçons de la grande canicule de 2003 n'ont pas été toutes tirées et que la situation des personnes âgées les plus vulnérables reste toujours très précaire, notamment dans le monde rural.
Sommes-nous réellement prêts à affronter une vague de chaleur d'une intensité égale ou supérieure à celle de 2003, dont la surmortalité est estimée à près de 15 000 décès ? Les personnes âgées seraient-elles mieux protégées ?
C'est autour de cette double interrogation que l'association Conséquences*, dont le projet est de « parler différemment du climat à nos familles, nos voisins, aux Français » publie, en pleine canicule, un document de réflexion sur ce thème central.
Ce travail, qui s'appuie sur de nombreuses études scientifiques, notamment de Météo France, retient comme hypothèse la trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique (Tracc), document officiel tablant sur une augmentation des températures de 2 °C en 2030.
Quinze départements critiques
« Dans une France à + 2 °C, à partir de 2030, tous les Français pourront vivre au moins un épisode de chaleur extrême où les températures maximales seront supérieures à 35 degrés le jour et ne descendront pas sous 20 degrés la nuit pendant au moins trois jours consécutifs », indique le document. Certains remarqueront que ce scénario semble déjà s'appliquer à la France de 2026…

