Lors d'un colloque international organisé par la Cnape et la fédération Ancreai début décembre à Paris, d'anciens enfants confiés ont témoigné de l'écart persistant entre le principe de participation et sa mise en œuvre effective. Un enjeu qui traverse les frontières.
Pour confronter les modèles et croiser les regards sur la protection de l'enfance, la fédération des associations de protection de l'enfant (Cnape) et la fédération Ancreai ont organisé les 3 et 4 décembre un colloque international à Paris, réunissant professionnels de France, d'Italie, d'Écosse et du Québec.
Une table ronde, consacrée aux témoignages d'anciens enfants placés, a mis en lumière un constat partagé : l'écart existant entre le principe et la réalité en matière de participation des jeunes accompagnés en protection de l'enfance.
« J'ai été une enfant pas entendue, une adulte qui a fait les poubelles car je n'avais pas de quoi me nourrir alors que j'avais un contrat jeune majeur », a témoigné Emma Étienne, fondatrice de l'association Speak !. Selon elle, « les enfants ne sont pas considérés », non parce qu'ils ne s'exprimeraient pas, mais parce que « l'on ne sait pas les écouter. »

