À 33 ans, Noémie Hervé est la nouvelle déléguée générale du Gepso, réseau de plus de 800 structures sociales et médico-sociales publiques. Passée par l'Unicef, elle milite pour la prise en compte de la parole des personnes concernées dans la construction des politiques de solidarité.
Le rendez-vous a lieu dans l'un de ces nouveaux espaces de coworking, lumineux et colorés, qui se multiplient dans les grandes villes. Noémie Hervé, la nouvelle déléguée générale du Groupe national des établissements publics sociaux et médico-sociaux (Gepso), nous accueille tout sourire, à l’entrée du Wojo, dans le 13e arrondissement de Paris.
C'est en effet dans ce lieu hybride que l'organisation qui représente plus de 800 structures (du handicap, de la protection de l’enfance mais aussi du grand âge et de l’insertion) a pris ses quartiers il y a quelques années.
Fibre sociale
À 33 ans, Noémie Hervé a déjà un CV bien fourni, guidé par une fibre sociale forgée dès l'enfance. Elle est élevée dans un petit village du Bordelais par une mère infirmière en Ehpad et un père qui a exercé plusieurs métiers dont celui de chauffeur de bus de centres de loisirs. « Il est apiculteur, bénévole dans des associations environnementales et très investi dans la vie locale », précise-t-elle.
Scoute pendant quelques années chez les Éclaireurs de France, elle porte aussi en héritage « les valeurs de solidarité transmises par [son] grand-père protestant ».

