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Article21 mai 2026
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Mineurs victimes de traite : leur offrir un "ancrage" pour sortir de l'errance

Souvent en rupture avec les institutions, les mineurs victimes de traite des êtres humains représentent un défi majeur pour les professionnels. Réunis à Paris pour un colloque européen organisé par l'association Koutcha, acteurs de terrain et chercheurs ont partagé leurs solutions pour recréer du lien avec ces jeunes en errance.

Comment accompagner des mineurs victimes de traite des êtres humains, qui refusent parfois l'aide proposée parce qu'ils ne se perçoivent pas comme victimes, et restent sous l'emprise de réseaux criminels (exploitation sexuelle, trafics de stupéfiants…) ?

En France comme dans d’autres pays européens (Belgique, Italie), des professionnels se démènent pour protéger ces mineurs, parfois très jeunes.

C’est pour croiser les regards de ces acteurs de divers horizons que l’association Koutcha a organisé son premier colloque européen, le 19 mai au ministère des Solidarités à Paris, sur le thème de « l’errance ».

Instabilité des parcours

Car le parcours de ces jeunes se caractérise par « l’instabilité, la répétition des ruptures, l’éloignement du foyer et souvent par une forme d’errance institutionnelle », explique l’association.

Et ce « processus qui conduit à l’errance démarre tôt », précise Olivier Peyroux, son président, évoquant des violences physiques et sexuelles subies dans la petite enfance, du harcèlement à l’école ou encore une désaffiliation pour les jeunes nés à l’étranger.