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Article12 mars 2021
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Mineurs non accompagnés et délinquance : les propositions de deux députés

Un rapport parlementaire recommande de repenser les dispositifs de prise en charge par l’aide sociale à l’enfance des "mineurs non accompagnés délinquants". Il suggère de créer des hébergements spécifiques et de s'attaquer aux réseaux dont ils sont victimes.

Les députés Jean-François Eliaou (LREM) et Antoine Savignat (LR) ont dévoilé, ce 10 mars, les conclusions de leur rapport élaboré dans le cadre d'une mission parlementaire consacrée aux « problématiques de sécurité associées à la présence sur le territoire de mineurs non accompagnés » (MNA). La démarche, lancée à l'été 2020, est une réaction au développement de cette nouvelle forme – très médiatisée – de délinquance dans plusieurs grandes agglomérations, dont Paris et Bordeaux.

Absence de données précises

La cinquantaine d'auditions menées par les deux élus permet de dresser un profil de ces jeunes. Selon le rapport, « les MNA délinquants représentent à peu près 10 % de l’ensemble des MNA ». Ce chiffre est toutefois à prendre avec des pincettes, les auteurs du rapport constatant eux-mêmes « l’absence de données précises » et le « caractère parfois artisanal de la production de statistiques » en la matière.

Jeunes hommes du Maghreb

Il s'agirait majoritairement de jeunes hommes originaires des pays du Maghreb, qui se distinguent des autres MNA « par des parcours migratoires chaotiques particulièrement traumatisants, puis par une vie d’errance une fois arrivés en France ». Ces jeunes, dont la situation sanitaire est « très dégradée », seraient aussi fréquemment victimes de réseaux de traite et polytoxicomanes.

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