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Brève16 juin 2022
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Malgré les solidarités, la période Covid a accentué le sentiment de solitude

Analysant quatre vagues d'interviews (mai 2020, septembre 2020, janvier 2021 et mai 2021), le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) tente de cerner l'impact qu'a eu la crise sanitaire sur la cohésion sociale. On observe des phénomènes contrastés.

D'une part, la confiance dans les institutions a grimpé pendant cette période, et surtout en 2020. « La sévérité des mesures d’endiguement prises pour contenir le nombre de décès du coronavirus a rassuré la population », note le Crédoc. Mais la confiance est retombée au bout d'un an quand la crise s'est éternisée. Cet épisode a également permis de réduire le sentiment d'invisibilité que connaissent des franges de la population. Le « quoiqu'il en coûte » a, de ce point de vue, rassuré des citoyens qui se sentaient oubliés. Pendant cette période, le sentiment de cohésion sociale a progressé.

Parallèlement, cette période a été marquée par une dégradation des liens sociaux qui a culminé en mai 2021 au terme des trois périodes de confinement. Famille, amis, associations... tous les lieux de socialisation ont été désertés. Même si une entraide de proximité s'est développée, le sentiment d'isolement, notamment des personnes âgées, s'est accru : presque un quart des Français se sentait seul en mars 2021 « tout le temps ou la plupart du temps ». À titre de comparaison, le sentiment de solitude était à la même période de 14 % en Espagne.

L'étude confirme par ailleurs que cette période de crise sanitaire a accru de façon importante les syndromes dépressifs chez les jeunes : elle concerne 22 % des jeunes (environ 15 % dans la population générale). 

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