À quelques kilomètres de la frontière, l’association belge Cerfontaine accompagne des adolescents français suivis par l’aide sociale à l’enfance (ASE) ou la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).
Dans ses « Cottages », cinq places (sur une vingtaine) sont ainsi réservées à des jeunes issus de la PJJ des Hauts-de-France. Ils y vivent en colocation et avancent par étapes vers plus d’autonomie. Comme Mathys (*), qui dit avoir retrouvé ici un rythme et un apaisement depuis son arrivée.
Comme lui, les jeunes Français orientés ici le sont du fait de parcours complexes, marqués par les ruptures, les troubles du comportement ou des fragilités psychiques, qui les mettent en difficulté dans les dispositifs classiques. À Cerfontaine, les équipes privilégient un accompagnement sur mesure : scolarisation dans l’enseignement spécialisé belge, activités éducatives ou programme interne de remobilisation, « la courte échelle », pour ceux qui ne peuvent pas encore retourner à l’école.
Le partenariat formalisé en 2022 avec la PJJ des Hauts-de-France s’appuie sur une coopération étroite entre équipes françaises et belges. Réunions régulières, allers-retours possibles et préparation du retour en France visent à sécuriser les parcours de ces jeunes, qui bénéficient ici d'un accompagnement plus chaleureux et familial, susceptible de faire la différence.
(*) Le prénom a été modifié.
Pour lire l'intégralité de notre reportage long format, c'est par ici : ⇒ « Des jeunes de la PJJ en « situation complexe » accueillis en Belgique »

