La souffrance des travailleurs sociaux est un sujet malheureusement récurrent. Burn-out, troubles anxio-dépressifs, somatisations, fatigue compassionnelle : sur le terrain, les témoignages s’accumulent et décrivent des professionnelles épuisées par des situations toujours plus complexes et par le sentiment de ne plus pouvoir exercer correctement leur métier.
En protection de l'enfance, en psychiatrie, dans l'accompagnement des personnes étrangères, beaucoup disent l’usure provoquée par l’absence de solutions pour les publics accompagnés, les injonctions gestionnaires et la dégradation des services publics. À cela s’ajoute l’exposition répétée aux violences, aux récits traumatiques et à la grande précarité, avec parfois des phénomènes de « traumatisme vicariant ».
Sur le terrain, certaines équipes tentent de maintenir des espaces de soutien : analyse de pratiques, supervision, cellules d’écoute ou management attentif. Mais ces dispositifs restent inégaux et souvent fragilisés par les restrictions budgétaires.
Derrière les difficultés individuelles, les professionnels interrogés décrivent une crise plus profonde du travail social, marquée par une perte de sens et une tension croissante entre logique d’accompagnement et logique gestionnaire.
Pour lire l'intégralité de notre enquête long format : ⇒ « Travail social : la santé mentale des pros en chute libre »

