En cuisine, le service bat son plein. Gravlax de saumon, foie gras maison, carré de veau aux morilles : à L’Extr’Ordinaire, dans la Meuse, rien ne distingue ce restaurant bistronomique d’un autre. Pourtant, derrière les fourneaux comme en salle, ce sont dix travailleurs en situation de handicap qui officient, dans le cadre d'un établissement et service d'accompagnement par le travail (Esat) géré par l’Adapei de la Meuse.
Cette particularité n'est pas signalée, si ce n’est via une affichette discrète, placée à proximité de l'entrée de l’établissement. Car l'objectif est que les clients viennent d’abord pour la qualité de l’assiette, pas pour faire une bonne action.
Photos des plats, recettes en facile à lire et à comprendre, outils adaptés : tout est pensé pour permettre à chaque travailleur de gagner en compétences et en autonomie, sans renoncer aux exigences du métier. Les moniteurs d’atelier veillent aussi à prévenir le stress du service et à respecter les rythmes individuels.
Au fil du temps, l'association a organisé une véritable filière restauration en son sein : les travailleurs peuvent effectuer des stages ou évoluer d’une structure à l’autre, l'idée étant de construire des parcours choisis. Ainsi à l'Extr'Ordinaire certains travailleurs envisagent de rejoindre le milieu ordinaire ; d’autres préfèrent rester dans ce cadre sécurisant.
Pour lire l'intégralité de notre reportage long format, c'est par ici : ⇒ « Dans la Meuse, Le pari d'un restaurant bistronomique en Esat »
