Les canicules, particulièrement précoces, intenses et récurrentes cette année, ont fait souffrir de nombreux Français, étouffant de chaleur dans des logements devenus impossibles à rafraîchir. Les personnes âgées et/ou handicapées accompagnées à domicile n'y ont pas échappé, et c'est un été difficile que viennent de connaître les services d'aide à domicile et leurs équipes sur le terrain.
Décaler les interventions, multiplier les appels, renforcer les passages auprès des plus fragiles : les réflexes pour faire face aux épisodes de chaleur exceptionnelle sont désormais bien ancrés. Mais dans la réalité, ces efforts d'adaptation se heurtent au manque de personnel, aux financements contraints et à des plans d’aide souvent déjà saturés.
D'autant qu'il s'agit également de protéger, outre les bénéficiaires, les professionnels eux-mêmes, exposés à des interventions dans des logements surchauffés, à des déplacements en voiture sous 40 degrés, à des plannings bousculés… Or, dans le contexte du domicile, les nouvelles obligations de prévention liées à la chaleur se révèlent complexes à appliquer.
Après un été 2026 brûlant, le secteur appelle donc à changer de logique, en intégrant le risque de canicule comme une donnée structurelle de l’accompagnement à domicile.
Pour lire l'intégralité de notre enquête long format, c'est par ici : ⇒ « Après un été de canicules : le domicile face à ses fragilités »

