Liv Arty, une Française de 40 ans, est à la fois travailleuse sociale et assistante sexuelle dans le champ du handicap. Militante du droit des personnes handicapées à se réapproprier leur corps – souvent uniquement considéré comme objet de soins –, elle jongle avec les casquettes, sans jamais tomber dans le mélange des genres.
Son pseudo : Liv Arty. Nous ne verrons pas son visage et ne connaîtrons pas son vrai patronyme. Et pour cause, son métier est animatrice dans un établissement d’hébergement pour personnes handicapées ; mais elle est aussi, à la ville, assistante sexuelle auprès de personnes en situation de handicap.
Or en France, si la prostitution n’est pas pénalisée, l’achat de services sexuels et le proxénétisme tombent sous le coup de l’illégalité. La discrétion sur son activité est donc de mise.
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Le corps à cœur
Liv n’est pas arrivée là par hasard. Plutôt artiste à la base, elle a rejoint le médico-social par les questions de l’accès à la culture, aux loisirs, au sport, mais aussi à l’expression de soi et surtout du corps. Initialement sans formation initiale dans le travail social, son parcours professionnel s’inscrit ainsi depuis dix ans dans le secteur du handicap, où elle a occupé différents postes (assistante de direction, animatrice, chargée de projet, éducatrice spécialisée).
Liv a d’ailleurs fini par obtenir le diplôme d’État d’éducateur spécialisé par la validation des acquis de l’expérience (VAE). Aujourd’hui, elle anime au quotidien dans son établissement des ateliers de danse, de théâtre, d’esthétique, ou encore de massage, et organise toutes sortes de partenariats sur ces sujets.

