À l'appel de quatre organisations syndicales, des centaines de salariés se sont mobilisées dans toute la France, le 10 mars, jour de « la Mêlée » de Nexem.
À Tours où se tenait l'évènement, des manifestants venus de différentes régions étaient présents devant le Palais des congrès, dès le début de journée. Rejoints par des dizaines de professionnels, ils ont ensuite défilé dans la ville l'après-midi. Entre-temps, une délégation composée de représentants de la CGT, Sud et FO a été reçue, dans le salon d'un hôtel, à l'extérieur du Palais des congrès qui est resté fermé aux manifestants.
Si chaque partie semble être restée sur ses positions, Ramon Vila, représentant de Sud, salue « l'engagement de Nexem à revaloriser les salaires sans attendre la signature de la convention collective unique et étendue (CCUE) » dont les négociations sur les classifications-rémunérations sont suspendues.
Il s'agit en effet de « ne pas attendre 2028 pour travailler sur une augmentation des salaires », confirme Alain Raoul, à condition qu'il y ait un financement public. Le président de Nexem regrette toutefois que « lorsqu'il y a des fonds disponibles, les organisations syndicales ne veulent pas signer », comme en octobre dernier où elles ont rejeté une proposition de la Confédération Axess (Fehap et Nexem).
« Ce n'était pas le grand soir et nous reconnaissons que ce n'était pas suffisant, mais tout refuser sous pretexte qu'on n'a pas tout [ce que l'on souhaite], fait qu'on n'a rien », poursuit Alain Raoul qui prône, dans le contexte d'austérité actuel, « la politique des petits pas ».
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