Une septuagénaire a été retrouvée morte dans son jardin à Bordeaux (33) deux ans après. À Montrouge (92), le décès d'un octogénaire a été constaté trois ans plus tard, etc.
L'an dernier, l'association des Petits frères des pauvres a recensé, via la presse, une trentaine de « morts solitaires » (le chiffre est sans doute supérieur en raison de nombreux décès solitaires qui ne sont pas notés par la presse). Elle a constitué un site qui recense ces morts dans l'extrême solitude et propose « des bons réflexes face à une suspicion de mort solitaire autour de vous ».
Les Petits frères notent que ces situations très violentes ne sont que la résultante de la « mort sociale » (absence totale de contacts) qui toucherait autour de 750 000 personnes âgées.
Face au risque d'aggravation du phénomène, l'association a décidé de créer un « observatoire de la mort solitaire ». À cette fin, elle annonce la mise en place d'un comité scientifique réunissant chercheurs, sociologues, gériatres et acteurs de terrain, ayant pour mission de préfigurer cet observatoire « d'ici la fin de l'année ».
Il sera chargé de « collecter des données fiables sur la fréquence et les circonstances de la mort solitaire », « d’analyser les facteurs de risque et de proposer des recommandations concrètes. »
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