Face aux critiques du Collectif handicaps sur un manque de concertation dans la préparation de la Conférence nationale de juin, Céline Poulet, secrétaire générale du CIH, assure qu’au contraire, le travail se veut "le plus contributif possible". Elle détaille aussi les réflexions visant à faire évoluer la protection juridique des majeurs.
Dans nos colonnes, le 3 février, Arnaud de Broca, président du Collectif handicaps, déplorait le manque de concertation du gouvernement en matière de politique du handicap, notamment dans la préparation de la Conférence nationale du handicap (CNH), prévue en juin prochain. En réponse, Céline Poulet, secrétaire générale du comité interministériel du handicap (CIH), conteste ces critiques et affirme que les modalités des travaux préparatoires à cet évènement sont, au contraire, largement participatives.
Selon vous, les travaux préparatoires à la CNH – démarrés en décembre – sont très participatifs, comment cela se passe-t-il ?
Céline PouletRappelons que la CNH [qui a lieu tous les trois ans et est présidée par le président de la République] porte sur tous les domaines de la vie quotidienne des personnes handicapées et qu’elle ne peut être centrée sur un seul thème. Pour dresser le bilan des mesures lancées en 2023 et envisager des perspectives pour la suite, nous travaillons selon un double rythme.

