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Reportage09 avril 2021
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La colère des "méprisés du Ségur" s'exprime fortement

Des manifestations régionales étaient organisées, le 8 avril, à l'appel de la CGC, de FO et de la CGT, pour demander une égalité de traitement salarial entre tous les professionnels du social et du médico-social. À Paris, un demi-millier de personnes ont exprimé une vive inquiétude pour l'avenir de ces secteurs.

Antisocial (Trust), Je rêvais d'un autre monde (Téléphone)... à défaut d'être très nouvelle, la bande-son de la manifestation parisienne du 8 avril traduisait bien le message principal. À l'appel des syndicats CGT, FO et CGC (après le retrait de la CFTC), et avec le soutien de Sud, un bon demi-millier de personnes ont exprimé un profond ras-le-bol devant la dégradation de leur situation professionnelle.

Qu'ils travaillent dans le secteur associatif, commercial ou même public, ces professionnels sont passés à côté de la revalorisation de 183 euros prévue dans le cadre du Ségur de la santé. Reportage.

Entretien à Matignon

En début de manifestation, tout à côté du siège de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), derrière la gare Montparnasse, les représentants syndicaux rendent compte de l'entretien qu'ils ont eu le matin même avec une conseillère du cabinet du Premier ministre. Même si l'entrevue s'est déroulée dans de bonnes conditions, elle n'a pas débouché sur des évolutions importantes. Le pouvoir a décidé de se caler sur les conclusions, en cours de finalisation, de Michel Laforcade. Une première version circule ; elle n'est pas jugée positive.

Aller vers une convention collective unique ?

Le président de la CGC santé social, Xavier Deharo, comptabilise tous les professionnels du social et médico-social oubliés du Ségur. Et leur nombre est impressionnant : « 10 000 de l'établissement du sang, 20 000 des établissements publics autonomes du handicap et de la protection de l'enfance, 600 000 du secteur privé non lucratif (hors Ehpad), etc. »