Logique contractuelle "omniprésente et sélective", sorties précoces de l'accompagnement, autocensure des professionnels… Une étude menée par des chercheurs et publiée par le Défenseur des droits relève des disparités territoriales persistantes dans la prise en charge des jeunes majeurs sortant de l'aide sociale à l'enfance (ASE).
La Défenseure des droits a publié, le 13 janvier, une étude sur les disparités territoriales en matière d'accompagnement des jeunes majeurs de moins de 21 ans sortant de l'aide sociale à l'enfance (ASE).
Il s'agit de la synthèse d'une recherche menée par des universitaires et co-financée par le Défenseur des droits et l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep).
Cette étude s’inscrit « en cohérence avec les travaux portés par le Défenseur des droits », qui « rappelle régulièrement, notamment dans des décisions récentes, que la continuité d’un accompagnement global, adapté aux besoins réels des jeunes, constitue un facteur déterminant pour une transition réussie vers l’autonomie », indique l'institution dans un communiqué.
Celle-ci regrette que la loi Taquet du 7 février 2022, dont l'ambition était de mettre fin aux « sorties sèches » de l'ASE en imposant aux départements de prendre en charge les jeunes majeurs, ne soit « pas appliquée équitablement sur le territoire ».
Des contrats d'un mois à trois ans
L'étude, menée en particulier dans trois départements (on ne sait pas lesquels), met en évidence « des critères d'éligibilité, des durées d'accompagnement et des modalités d'intervention très variables selon les territoires ».

