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Article21 septembre 2022
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Inceste et violences sexuelles : une cellule d'appui pour les professionnels de l'enfance

Dans la foulée de la remise du rapport de la Ciivise sur les témoignages de victimes de violences sexuelles durant l'enfance, le gouvernement a annoncé de premières mesures pour mieux protéger les mineurs et aider les professionnels en contact avec eux.

En un an, la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a recueilli plus de 16 000 témoignages de victimes. Dans un rapport rendu public le 21 septembre, elle « restitue » leur parole et appelle à la mise en œuvre de ses préconisations formulées en mars 2022. Un appel semble-t-il entendu au regard des annonces faites le même jour par la secrétaire d'État chargée de l'Enfance, Charlotte Caubel.  

Des souffrances durables

« Une personne sur dix a été victime de violences sexuelles dans son enfance », écrit la Ciivise, ce qui représente 5,5 millions de femmes et d'hommes. Parmi les 16 000 témoignages recueillis, 88 % émanent de femmes et 13 % de personnes en situation de handicap.

Les souffrances liées à ces violences s'installent durablement tout au long de la vie et « s'immiscent dans toutes les sphères de l'existence » (santé physique et psychique, vie affective, travail...). Les victimes sont en outre nombreuses à avoir développé des « comportements à risque », tels que des troubles alimentaires, surtout pour les femmes, et des problèmes d'addiction, en particulier pour les hommes.

Prise de conscience