Le LaborIA publie ses travaux sur l'usage de l'intelligence artificielle (IA) dans le travail social. Une "Convention professionnelle", réunissant un panel de travailleurs sociaux dans le cadre d'une recherche-action, a notamment dégagé cinq grands principes pour encadrer les usages de l'IA.
« Toute substitution de l'IA dans la relation d'accompagnement, l'analyse de situation ou les arbitrages éthiques est exclue. » C'est notamment ce qui ressort des travaux de la « Convention professionnelle » présentés dans le rapport du LaborIA* rendu public le 23 septembre.
Pour rappel, la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) avait missionné le LaborIA pour un programme de recherche consacré à « l’intelligence artificielle et le travail social ».
Les travaux avaient débuté en mars 2025, notamment avec une Convention professionnelle, démarche de recherche-action réunissant 25 professionnels volontaires du travail social. Pendant huit mois, ce panel a été associé à des auditions d'experts, des ateliers et des simulations de cas d'usage afin de réfléchir aux usages « possibles, souhaitables ou à proscrire » de l’IA dans les métiers de l'accompagnement.
Le rapport du LaborIA rassemble les enseignements de cette recherche-action, un panorama des usages de l'IA observés sur le terrain et une étude consacrée à son intégration dans la formation des travailleurs sociaux.
L'IA déjà présente dans les pratiques
Premier constat : l'IA fait déjà partie des pratiques professionnelles de certains travailleurs sociaux.

