Rarement analysée, la politique du handicap dans les départements d'Outre-mer fait l'objet d'un rapport du Sénat. Cette évaluation met en évidence la prévalence de certains handicaps dans ces territoires qui s'expliquent notamment par des facteurs environnementaux et sanitaires (pollution au mercure, chlordécone, alcoolisation fœtale…).
Globalement, les politiques publiques y sont « encore loin des objectifs fixés par la loi de 2005 », qu'il s'agisse d'accessibilité, d'offre médico-sociale ou d'insertion professionnelle, déplorent la délégation sénatoriale aux Outre-mer.
Le rapport formule 16 recommandations pour « accélérer le rattrapage et prendre en compte les singularités des territoires ultramarins ». Il plaide notamment pour « compléter le plan 50 000 solutions par un plan handicap outre-mer » en particulier en direction des jeunes adultes.
Des propositions visent à « créer un cadre réglementaire adapté afin de faire évoluer le modèle classique des établissements médico-sociaux vers celui de plateformes de services » ou à étudier un nouveau mode de calcul des dotations aux structures en tenant compte de la « vie chère ».
D'autres pistes engagent à développer le handisport et le sport adapté ou à « prioriser les Outre--mer dans la mise en œuvre du nouveau service de repérage, de diagnostic et d'intervention précoce ».
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