Une semaine après les critiques de l’ONU sur la politique française en matière de handicap, les universités d’été du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) sont revenues sur les barrières qui persistent en France pour faire des personnes des sujets de droits.
Accessibilité, ressources, vie affective, emploi… Les deuxièmes universités d’été du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), organisées les 20, 21 et 22 septembre, ont balayé un grand nombre de sujets. En toile de fond, le rapport du Comité des droits des personnes handicapées (CDPH) de l’ONU sur la politique « handicap » de la France, publié le 14 septembre, était dans tous les esprits, et les critiques à l'encontre du gouvernement ont été évoquées à plusieurs reprises.
Modèle médical
Interrogé par le président du CNCPH, Jérémie Boroy, le rapporteur Jonas Ruskus en personne, est venu expliquer le sens général des recommandations. Son principal message ? « Le modèle du handicap basé sur les droits de l’homme inscrit dans la convention internationale des droits des personnes handicapées (CIDPH) n’est pas appliqué en France ». Selon lui, la loi de 2005 qui sert de pilier à la politique française en faveur des personnes handicapées, porte une approche médicale du handicap, et la personne handicapée n’est « pas vue comme un sujet de droits humains ».

