Alors qu'un projet d'instruction doit accélérer la transformation de l'offre pour les enfants handicapés, l'Île-de-France a déjà engagé sa réorganisation. Le déploiement des plateformes soulève de nombreuses questions chez les associations.
Initiée depuis près de dix ans, la transformation de l’offre médico-sociale pour les enfants et jeunes handicapés s’accélère avec la parution prochaine d’une instruction relative à sa « déclinaison territoriale ». Un projet de texte qui suscite des réserves, notamment de la Fehap (voir encadré).
Dans certains territoires, les acteurs n’ont pas attendu la publication de cette instruction pour engager le mouvement. C’est notamment le cas de l’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France qui a lancé sa stratégie en octobre 2025.
Un an après ce coup d'envoi, Stéphanie Talbot, directrice de l’autonomie à l’ARS, a présenté l’état d’avancement de cette démarche lors d’un séminaire de l’Unapei Île-de-France, le 15 octobre.
L’enjeu est de taille pour cette région nettement sous-dotée en solutions médico-sociales au regard de sa population. Des chiffres de 2024 font état de 7,5 places pour 1 000 jeunes de moins de 20 ans, contre 10,4 en France métropolitaine.
Accompagnement personnalisé
Dans ce contexte de pénurie, l’ARS impulse une réorganisation de l’offre selon les principes nationaux qui guide la transformation du secteur : il s’agit d’offrir « un accompagnement personnalisé, inclusif et modulable, tout en garantissant une réponse inconditionnelle et de proximité, y compris pour les situations complexes », rappelle-t-elle.
Pour cela, l’ARS s’est inspirée de la démarche engagée en Seine-et-Marne qui a enclenché le mouvement il y a près de dix ans.

