Les directeurs généraux des agences régionales de santé (ARS) devront à l'avenir consulter ou informer les préfets avant certaines décisions de financement prises au titre du fonds d'intervention régional (FIR). Le gouvernement entend ainsi "mieux prendre en compte les priorités territoriales" en matière d'organisation de l'offre de santé et médico-sociale.
Un décret du 22 juillet 2026 renforce l'implication des préfets dans le versement du fonds d'intervention régional (FIR) des agences régionales de santé (ARS), pour les décisions de financement les plus importantes.
L'objectif de cette réforme est de rapprocher les décisions des ARS du terrain, mieux articuler leur action avec les priorités définies localement et « renforcer la cohérence de l'action de l'État au service de l'accès aux soins », ont précisé les ministres Stéphanie Rist (Santé) et Laurent Nunez (Intérieur) en conseil des ministres.
Ce texte s'inscrit dans le mouvement de refondation de l'État local initié l'an dernier, qui s'est notamment concrétisé par deux décrets du 30 juillet 2025 renforçant le rôle des préfets en cas de suspension ou d'abrogation d'autorisation d'un établissement ou service médico-social.
Domaines d'intervention du FIR
Pour mémoire, le fonds d'intervention régional (FIR) est une enveloppe budgétaire de 5,4 milliards d'euros (Md€) en 2026, à la main des ARS.

