Première étape du plan de cession de la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon, qui intervient principalement à Paris : 37 offres ont été déposées auprès du tribunal de commerce, qui tranchera fin septembre. Les syndicats s'inquiètent de la possible non-reprise de 500 salariés. La direction s'active pour trouver des repreneurs, notamment dans la petite enfance.
« Environ 500 des 1 800 salariés ne sont pas repris en l'état des propositions des potentiels repreneurs. » Quelques jours après la publication des 37 offres de reprise d'une ou de plusieurs des 66 structures de la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon (Focss), une responsable de la CGT accuse le coup.
Avec les autres organisations syndicales (CFDT, CGC, etc.), l'heure est à la mobilisation avec plusieurs manifestations.
Plan de cession plutôt que de redressement
L'objectif n'est plus de sauver la Focss. En avril dernier, les administrateurs judiciaires ont scellé le sort cette institution plus que centenaire en privilégiant un plan de cession global plutôt qu'un plan de redressement, jugé trop fragile.
« Nous avions travaillé sur un plan prévoyant des ventes immobilières, cession d'activités et une renégociation salariale, explique Emmanuelle Soublin, directrice générale adjointe de la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon. Mais nous risquions de ne plus avoir de trésorerie en fin d'année et de devoir liquider l'ensemble des activités, ce qui aurait abouti au licenciement de 1 800 salariés. »

