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Article14 février 2022
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La loi "enfance" veut renforcer l'attractivité du métier d'assistante familiale

Les assistantes familiales bénéficieront d'une rémunération au moins égale au Smic et du maintien temporaire de salaire en cas de suspension de leur agrément. La possibilité de bénéficier d'un "week-end de répit" est inscrite dans la loi.

La loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, l'une des dernières du quinquennat d'Emmanuel Macron, entend moderniser l'exercice du métier d'assistante familiale et, par là même, en renforcer l'attractivité et la reconnaissance. Les dispositions de la loi s'inspirent en partie des réflexions du groupe de travail mis en place pour réformer la profession.

Celle-ci souffre en effet d'une crise des vocations. Selon le rapport établi par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale sur le texte, le nombre d'agrément d'assistantes familiales diminue d'année en année : en 2019, les départements en ont accordé environ 7 600, contre 8 100 en 2018 et 8 300 en 2017.

La pyramide des âges va, pour sa part, en augmentant. Au terme de l'étude d'impact de la loi élaborée par le gouvernement, la moyenne d'âge de ces professionnels (des femmes, dans 91 % des cas) est de 53 ans et se couple à « une diminution du nombre de candidates et candidats au premier agrément ».

La situation inquiète, dans la mesure où l’accueil familial constitue le premier mode de suppléance parentale. Au 31 décembre 2017, quelque 76 000 mineurs et jeunes majeurs étaient accueillis par ce biais.